Stress aigu vs stress chronique : comment éviter de glisser dedans (même du pied droit…)

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent Comprendre, Reconnaître et Vaincre son stress !, le stress est l’ensemble des moyens physiologiques et psychologiques mis en œuvre par une personne pour s’adapter à un environnement donné.

Ce « Syndrome Générale d’Adaptation » comporte :

Plusieurs phases :

Stade 1 : la réaction d’alarme
Le cerveau perçoit un danger, et déclenche un signal d’alarme (émission d’adrénaline : on monte en puissance)

Stade 2 : la résistance
Le corps est prêt à intervenir (émission du cortisol en continue : mise sous tension)

Stade 3 : relaxation / épuisement
Si le danger est passé, on relâche la pression, l’organisme récupère.
Si le danger est toujours perçu, on maintient notre niveau de vigilance au plus haut

Une recette universelle par rapport à une situation donnée :

Contrôle faible sur cette dernière

Imprévisibilité de celle-ci

Nouveauté et donc jamais expérimentée

Ego menacé : nos compétences et/ou notre égo sont mis à l’épreuve, avec la sensation que nos capacités sont mises en doute

Les ingrédients de cette recette sont additifs : plus il y a d’éléments, plus la situation est perçue comme stressante.

(Le sport vient juste après, si, si, je vous assure….)

Deux « solutions » souvent utilisées :

– le sport en mode « ++ »
(Apport de la réflexologie contre le stress auprès de sportifs assidus)

– et/ou La colère

permettent de brûler l’énergie mobilisée.

Voilà en quelques mots la définition du stress, ses étapes et les solutions les plus usitées.

Et la différence entre le stress aigü et le stress chronique va se réaliser au niveau de la phase 3

Le stress aigu :

Il appartient à notre vie quotidienne, et aide notre système de stress a rester efficace dans notre protection face à une situation perçue comme dangereuse (un objet tombe et vous le rattraper au vol, vous devez prendre la parole devant un auditoire etc).

Une fois que l’on a résolu la situation, l’émission d’hormones s’amenuise, les muscles se relâchent, les tensions disparaissent. Le corps récupère.

Le stress chronique,

Lui, impose à notre corps de sécréter des hormones en continues, parce que nous avons le sentiment d’être exposé de façon prolongée et répétée à des situations perçues comme stressantes.

Notre système de réponse au stress étant continuellement activé, les autres systèmes ne peuvent plus se réguler, affaiblissant ainsi notre santé.

Mais prenons un exemple, cela sera plus parlant :

Gérôme et Julie travaillent depuis plusieurs années pour la même entreprise, dans le même service, et sur les mêmes projets. Ils sont habitués l’un à l’autre, se comprennent et cela fonctionne plutôt bien.

Arrive un nouveau responsable qui, pour diverses raisons, modifie et avance la date de livraison du gros projet sur lequel Gérôme et Julie travaillaient…

Stress aigü pour tous les deux :

l’énergie nécessaire pour accomplir la tâche en temps et heure est mobilisée.

3 jours plus tard, ce responsable sépare le binôme, assigne Gérôme à une nouvelle tâche, et laisse Julie seule pour terminer le projet.

Ah bon, cette situation vous parle ?

Pour fignoler le tableau : Julie a 2 enfants en bas âge, un en maternelle et l’autre en garderie…un mari peu disponible aussi…(l’inverse est tout aussi vrai, il n’y a aucun sexisme dans mes propos, hein, qu’on se le dise, mais il faut bien un exemple pour imager!)

Voici son stress qui prend le chemin de la chronicité :

1) l’étape « Maalox »

Julie est donc seule pour finaliser le projet, dans un temps moindre : elle fait face à une situation nouvelle, dans laquelle elle se sent menacée parce que ses compétences sont mises en jeu, et où elle a peu de contrôle, le temps imparti lui étant imposé.

(heureusement, ils ne lui ont pas changé le logiciel sur lequel elle travaille….humour, quand tu nous tiens…)

Ainsi, très rapidement, Julie va intensifier (de façon inconsciente) ses battements cardiaques, sa respiration. Sa pression artérielle et son taux de sucre dans le sang vont augmenter. Sa patience va s’amoindrir, son anxiété va aller en grandissant… des maux de tête vont apparaître, la mâchoire sera souvent crispée (Etude : Le Bruxisme et la réflexologie)…

La digestion va être moins efficiente, accompagnée de remontées gastriques…(La Digestion et vous…)

Maalox !

2) L’étape « verres de vin »

Le travail prend de plus en plus de temps sur la famille : Les enfants sont souvent récupérés par un(e) voisin(e), les repas sont de plus en plus réalisés à partir de surgelés, Julie n’a plus la patience d’écouter ses enfants et de partager du temps avec ses proches le dimanche. L’irritabilité est très présente, avec des excès de colère pour pas grand-chose… Julie réfléchit tout le temps à son travail, elle s’endort difficilement, a plusieurs réveils dans la nuit, (Se préparer à dormir : Astuce 1) et rumine à ce qu’elle aurait dû faire, ce qu’elle devra réaliser…la libido, on n’en parle même plus. Le sport non plus n’est plus d’actualité.

Les épaules sont en béton, divers maux apparaissent, rien de grave, mais bien présents, comme la constipation ou la diarrhée (Hélène et la constipation chronique), ou encore des problèmes de mémoire.

Pour décompresser, Julie prend un puis deux verres de vin, le soir, pour décompresser, et se rue sur les aliments saturés en gras et/ou en sucre…(Les Dépendances et la réflexologie)

Le système de réponse au stress étant constamment activé, il consomme énormément d’énergie. Le sentiment d’être toujours débordé, surchargé fatigue le cerveau, qui aspire à un repos ….et trop souvent, ce repos est amené par l’alcool, le tabac, une alimentation anarchique, mais bien grasse et/ou sucrée.

3) L’étape « anti-dépresseur »

Après plusieurs mois de ce fonctionnement (l’étape résistance), la personnalité de Julie se modifie : elle n’a plus assez de recul par rapport aux différentes situations traversées au cours de la journée. Tout l’irrite, elle se sent agressée continuellement. Elle s’est éloignée de sa famille, n’a plus d’intérêt pour grand-chose, a du mal à se concentrer. En plus, elle a pris du poids, ne dort que grâce à des somnifères, va aux toilettes grâce à des suppositoires….elle a le moral à plat, elle n’en peut plus, elle est épuisée !

La voilà en arrêt maladie pour dépression (ou burn out …).

Le dossier est finalisé par une tierce personne.

L’épuisement de l’ensemble des systèmes organiques a un impact majeur sur notre système mental (dépression, anxiété…). S’il s’agit d’un stress professionnel, nous sommes en présence d’un burn out.

Voilà comment le stress chronique prend pied dans notre vie.

3 étapes pour apprendre à limiter naturellement, avec vos propres ressources, l’emprise du stress sur votre vie :

1 – reconnaître très rapidement que nous sommes dans un fonctionnement anormal : le stress aigu oui, sur un cours terme….dès que le stress s’installe sur du long terme….STOP !

2 – accepter de, s’autoriser à ne pas être à l’aise dans cette problématique, et trouver ce qui déclenche notre mal être :

* contrôle faible : j’agirais dès que je le pourrais, mais là, ce n’est pas de mon ressort

* nouveauté : tel un enfant qui apprend à marcher, je vais apprendre de cette nouvelle situation dans laquelle je ne sais comment agir

* ego menacé : tout comme Julie, comprenez que vous n’êtes pas si important que cela ; la Terre tourne très bien, avec ou sans vous. La Nature vous a donné des neurones pour réfléchir, de l’intuition pour vous guider : faites vous confiance. Obligez vous à voir le verre plein et apprenez de vos imperfections, construisez au quotidien une personne solide grâce à votre expérience.

3 – prendre du recul en s’octroyant du temps, pour écouter son corps, écouter son âme, apprendre à mieux se connaître pour mieux se respecter ; ce recul vous appartient : du sport ? De la création (peinture, sculpture, tricot, bricolage etc.) ? De la méditation ?…

En tous les cas, c’est du temps pour vous, pour ce que vous aimez (offrez du repos à votre cerveau et à votre système de réponse au stress).

Testez et trouvez ce qui vous convient : vous investissez dans une pérennité sereine et efficace, pour vous mais aussi pour les autres, pour votre famille.

Évidemment, la réflexologie a toute sa place dans ce dernier point : très bonne technique de relaxation, qui permet à votre inconscient de diminuer l’état de vigilance dans lequel vous êtes en train de vous fatiguer….

Il vous reste à tester ! Que risquez vous ?