Etude : Le Bruxisme et la réflexologie

Bien nombreuses sont les personnes qui viennent me voir pour des troubles du sommeil, digestifs ou encore des anxiétés, des ruminations, voire des peurs paniques….
Et souvent, au cours de la discussion, il apparaît un point récurrent : la personne serre les dents, voire les frottent les unes contre les autres.
Le bruxisme est alors évoqué.
80 % des bruxeurs le sont de nuit (bruxisme nocturne), et 20 % le seront pendant le jour. La différence est la conscience du geste.

Les bruxeurs diurnes ont un certain contrôle sur la pression et le mouvement de leur mâchoire, ainsi que sur leur fréquence : un système d’alerte dans le cerveau déclenche une prise de conscience quand la structure buccale est en danger : la personne relâche alors la pression exercée dans ses mâchoires.
Les bruxeurs nocturnes, eux, réalisent les pressions et mouvements sans conscience, de façon involontaire. C’est souvent le partenaire qui alerte de ce fonctionnement, parce que régulièrement réveillé par le bruit du grincement…
De plus, il est observé que la pression des bruxeurs nocturnes est plus élevée que celle exercée par les bruxeurs diurnes.

Il en ressort que le bruxeur évoque souvent les symptômes suivants :

  • sensibilité des dents
  • maux d’oreilles et sifflements
  • douleurs aux muscles de la mâchoire (sensation de raideur, limitation anormale de l’ouverture de la bouche, douleurs faciales…)
  • douleurs aux joues, aux muscles du cou, voire ceux des épaules…
  • maux de tête, surtout le matin
  • fatigue, mauvaise récupération malgré une bonne nuit de sommeil….

Le premier réflexe est d’aller faire vérifier, auprès de son dentiste, le positionnement des dents, ainsi que l’occlusion dentaire. Si tout est parfait, alors, les causes suivantes peuvent être évoquées :

– le stress, l’anxiété, l’hyperactivité, la compétitivité ….
– les traumatismes de nature cervicale ou articulaire (temporo-mandibulaires)
– la drogue…

Parce que la réflexologie est une technique permettant de diminuer les tensions, j’ai ouvert une étude sur l’apport de la réflexologie sur le bruxisme.

L’étude consiste en la réception d’une personne souffrant de bruxisme, sans malocclusion ou mauvais positionnement des dents (vérifié par les dentistes).
La personne bénéficie de 4 à 6 séances. La contre-partie est qu’elle assiste aux séances, et  complète deux questionnaires : 1 qui permet d’établir son niveau de stress, et l’autre son niveau de bruxisme.
Le questionnaire utilisé pour quantifier le niveau de tensions subies par Marie est l’échelle d’anxiété-état de Spielberger (Stay forme Y2).

L’échelle d’Anxiété – Trait de Spielberger (STAI forme Y2) évalue les caractéristiques générales, stables, de la personnalité du sujet sans rapport avec une situation spécifique.
A chaque question correspond un score en fonction de la réponse. La note totale varie donc entre 20 et 80.
L’interprétation peut s’effectuer ainsi :
en dessous de 35, le niveau d’anxiété est minime; de 36 à 45, le niveau d’anxiété est faible ; de 46 à 55, le niveau d’anxiété est modéré; au dessus de 56, le niveau d’anxiété est élevé.

Le questionnaire relatif au bruxisme correspond au questionnaire d’auto-évaluation usuellement utilisé pour le diagnostic clinique du bruxisme du sommeil (d’après Koyano et coll., 2008; Paesani, 2010).
En fin d’étude, la mise en graphique des scores obtenus permet de visualiser le résultat de la réflexologie sur cette problématique, le bruxisme.

Le cas présenté ici est celui de Marie (nom d’emprunt, par soucis de confidentialité).
Marie est à la retraite. Elle n’est sous aucune médication.
Elle est d’un état anxieux depuis toute petite.
Le bruxisme lui abîme les dents (1 fracturée, entretien régulier avec arrachage à prévoir).
Elle souffre de constipation chronique depuis l’enfance (il est intéressant de constater que, souvent, les personnes souffrant de bruxisme, souffrent aussi de constipation chronique, objet d’une autre étude ouverte où vous pourrez lire les résultats ici).
Son sommeil est très irrégulier, l’endormissement difficile, les réveils multiples.
La digestion est difficile, douleurs à l’estomac, ballonnements fréquents.
Elle pratique la marche 1 h quotidiennement, et le yoga posturale avec un kiné 2 fois par semaine.

  • 1er Rendez-vous : 12/11/2018

Par rapport au bruxisme, elle ne se rappelle pas se réveiller la nuit en train de grincer des dents ou parce qu’elle s’entend grincer…par contre, le matin, elle ressent des tensions ou raideurs dans les muscles de la mâchoire et du cou, de la difficulté à ouvrir la bouche.
Pour ce qui est de la journée, elle se surprend en train de grincer ou de serrer les dents ; elle se sent aussi tendue au niveau musculaire.
Par rapport à la constipation, l’aide de laxatif est obligatoire, au moins une fois par semaine. Le temps imparti au wc est d’environ 10 mn, sans un résultat probant. S’il y a défécation, elle est souvent incomplète et/ou fragmentée.
Après les mobilisations, elle se sent profondément détendue ; pendant la pratique, elle a senti son corps très lourd, presque comme si elle allait traverser la table de massage. Son ventre a gargouillé un bon moment

  • 2e Rendez-vous : 19/11/18

Marie a perçu des changements durant la semaine d’intervalle :
Au niveau toilettes, elle se sent débloquée, elle n’a pas eu besoin de laxatif et s’est sentie complètement dégagée. Elle s’est présentée tous les matins, avec un temps imparti de 5 mn maximum.
En ce qui concerne le bruxisme, elle a été particulièrement attentive tout au long de ses journées et nuits :
ses réveils ne sont pas dus au fait qu’elle grince ou serre les dents. Par contre, elle a ressenti ses dents légèrement mobiles, bien qu’elles soient très serrées.
La journée, elle se sent plus « libre » au niveau des mandibules, les tensions sont moins importantes.

Les autres observations : elle réalise une sieste de 2 h, elle ressasse beaucoup moins, et se tourne vers le positif…son sommeil, bien qu’irrégulier, vient plus facilement. Les réveils sont moindres, et elle arrive à somnoler. Elle a la sensation de mieux dormir.
Quant à la digestion, elle mâche, et mange plus doucement. Les ballonnements sont moins importants.
Pendant les mobilisations, elle a ressenti toutes ses dents, s’est sentie détendue, et son ventre a bien gargouillé.

  • 3e Rendez-vous : 26/11/18 :

Elle est impressionnée par les changements qui s’opèrent en elle :
elle réalise au quotidien combien elle serre ses dents, et du coup, est attentive à relâcher les mâchoires dès qu’elle en est consciente. Ainsi, elle a éliminé cette sensation de dents qui vibrent…cette prise de conscience est un travail de tous les jours….
Tous les matins, elle pratique des exercices pour détendre ses masséters : sa mâchoire est plus laxe ; elle n’appréhende plus de s’endormir, ni le futur de ses dents.
Son sommeil est plus profond, avec un seul réveil pour aller aux toilettes : elle se sent donc plus reposée.
Au niveau digestif, elle n’a plus cette sensation de lourdeur.
Enfin, elle dédramatise tous les problèmes.
Bref, elle va aux toilettes tous les jours, n’utilise plus aucun laxatif.

  • 4e Rendez-vous : 3/12/18

Marie réalise tous ses dysfonctionnements : dès qu’une contrariété apparaît, elle se concentre afin de ne pas fermer ses mâchoires : elle se les masse, et pratique une gymnastique faciale très régulièrement….
Elle prend du recul par rapport aux situations, et reçoit les informations sans en éprouver les émotions d’avant : elle se détache et analyse mieux.
Ses nuits ne sont plus perturbées.
Le petit coin est un moment de soulagement quotidien et non plus de contraintes…


En 4 prestations distancée d’une semaine chacune, Marie a modifié son appréhension du quotidien, et ses réactions ne correspondent plus à du défensif, mais à une analyse un peu plus poussée, avec une prise de recul plus impactant sur les décisions à prendre.

Hier, j’ai contacté Marie pour savoir où elle en est, 2 mois et demi après mon intervention, et voilà ce qu’elle dit :

« Bonjour Madame ,
Tout d’abord merci pour vos conseils déployés dans vos mails pour le bien être, le sommeil etc…
en ce qui me concerne pour le bruxisme , je pense que ça va ! lorsque il arrive une contrariété je suis vigilante et m’observe pour vérifier si la mâchoire est bien mobile 
de temps en temps je masse les mandibules ?.
Quant au 2ième cerveau , c’est impeccable et je n’en reviens pas ( que ça dure …..) .
Encore merci et au plaisir de se revoir ! « 

L’étude est toujours en cours, et de prochains résultats vous seront publiés.

Et vous, quand venez vous tester ?

Prenez soin de vous !

1 réaction sur “ Etude : Le Bruxisme et la réflexologie ”

  1. Ping Etude sur le bruxisme de Christian - Coralie Réflexologie Carpentras

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