CEPHALEE VS MIGRAINE

Plusieurs de mes clients viennent suite à des maux de tête chroniques, qu’ils ont du mal à faire disparaître.
Certains parlent de migraines, d’autres de céphalée et d’autres encore ont les deux.

Je vous propose, au travers de cet article, de :
différencier ces termes,
– d’en expliquer la ou les causes,
– déterminer les facteurs déclenchant,
– utiliser le massage récupération musculaire comme outils curatif
– prendre en compte la réflexologie comme outils préventif

Je fais appel à votre bon sens :
Le diagnostique est un art réservé à la médecine.
Si vous avez des questions ou des doutes sur votre état de santé, des douleurs inexpliquées, consultez votre docteur.
Cet article se concentre sur la prévention et le maintien de la santé, pas à vous pousser à l’auto-diagnostique.

Il faut savoir qu’il existe plus d’une centaine de maux de tête différents : le nom générique est Céphalée.

Celles-ci sont divisées en 2 groupes :
les céphalées primaires, c’est-à-dire qui ne sont pas le symptôme d’une autre pathologie
les céphalées secondaires, qui sont le résultat de maladie sous-jacentes (maux de cou, traumatisme crânien…)

Quelles différences ?

La céphalée se définit par une douleur locale au niveau de la boîte crânienne, ou encore au niveau de la nuque, et qui s’exprime de façon latérale, voire unilatérale, ou de façon diffuse et généralisée.
Dans les céphalées primaires, les principales sont la céphalée de tension, ou encore la migraine avec ses différents types.

La céphalée de tension :

Elle se manifeste par une sensation de serrement sur le front et aux tempes,
«en casque  ».
D’intensité légère à modérée, elle n’est pas accentuée par l’activité physique.
Ces céphalées sont souvent l’expression de tension psychique excessive, liée au surmenage ou au stress, sans pour autant que cet état perturbe la personnalité.
De fréquence épisodique ou chronique, 20 % à 40 % des adultes en souffrent.
A noter  : une céphalée épisodique peut devenir chronique sous l’influence d’un abus médicamenteux (par exemple antalgique en automédication pris à une fréquence quasi quotidienne).

La migraine :

Il existe deux types de migraines : avec ou sans aura.
La migraine sans aura est la plus caractéristique (80 à 90 % des cas)

Il s’agit de céphalée dont la particularité est la répétition de crises s’exprimant généralement  :
sur un seul côté de la tête
de façon progressive
pulsatile
(sensation des battements de cœur dans sa tête)
avec une intensité de modérée (gênante dans notre quotidien) à sévère (nécessitant de se coucher)
L’effort physique, le bruit, la lumière sont souvent insupportables, aggravant la douleur.
La migraine est associée à des troubles digestifs, telle la nausée, voire les vomissements.
Elle peut durer de 4 h à 3 jours, avec une fréquence pouvant aller de plusieurs fois par semaine ou quelques fois par an  : tout dépend de la personne.

La migraine avec aura (ou migraine ophtalmique)

Il n’est en aucun cas question ici de problèmes oculaires, mais d’une migraine annoncée par des manifestations avant ou pendant les maux de tête.
Il s’agit de signes neurologiques, avec des  :
troubles visuels, comme un point lumineux, de tâches, ou de trous dans le champ visuel (scotome),
troubles sensitifs, comme le fourmillement ou l’engourdissement d’une main, ou encore de
troubles de la parole (difficultés à s’exprimer.)
Ce type de migraine concerne 20 à 30 % des personnes sujettes aux migraines.

Les migraines sans aura les plus courantes sont :

la migraine cataméniale

C’est une migraine essentiellement féminine, survenant pendant la période des règles.
Ces migraines s’imposent en générale 2 jours avant les règles, pour se terminer 3 jours après le début de celles-ci.
Cette souffrance viendrait de la baisse du taux d’œstrogène dans le sang.
Les hormones ovariennes ont une série de point d’impact avec certaines régions du cerveau, influençant aussi de façon anormale sur l’humeur  : il est possible de constater une augmentation, en fin de cycle, des scores d’anxiété et de dépression et leur amélioration rapide après les règles.

la migraine médicamenteuse

Il s’agit d’une migraine survenant suite à une prise excessive de médicaments antidouleurs : l’effet inverse est obtenu à celui escompté.

Quelles causes ?

Les mécanismes impliqués dans les différents symptômes des crises sont toujours à l’étude.
A travers ces études, il a été remarqué les éléments suivants :
– les facteurs génétiques
– les causes hormonales
– les troubles digestifs
– la pression psychologique, notamment avec le stress, ou le relâchement après le stress, les contrariétés, les émotions …

Quels facteurs déclenchant ?

De nombreux évènements peuvent concourir à l’établissement d’une migraine :
– la modification du rythme de vie : par exemple, les crises peuvent survenir essentiellement le week end, ou en fin de journée
– l’environnement, pouvant être climatique (avec une hausse ou baisse des températures, le vent…) ou sensoriels (lumière, bruits, odeurs)
– l’alimentation (le chocolat, le vin blanc, le fromage sont souvent cités)
– la modification du sommeil, que l’on soit en dette ou en excès.
– Les hormones, notamment sexuelles…

Les outils disponibles

Outre la médication destinée, plusieurs astuces naturelles sont utilisées par les personnes atteintes de ce trouble :
– l’applique de compresse froide ou chaude
– la prise de caféine
– l’isolement dans une pièce noire
– dormir…

Les traitements de fond totalement naturels :

L’objectif est de réduire la fréquence ainsi que l’intensité des crises.

Afin de faciliter le travail du thérapeute, il est vivement conseillé de réaliser un journal au quotidien, déterminant :
– la fréquence
– l’intensité
– facteur déclenchant si possible
– l’environnement
– l’état psychologique et émotionnel
lors de la survenue de la crise.

Le massage récupération musculaire

Des tensions et contractions dans les muscles du haut des épaules et dans ceux du cou sont souvent à l’origine d’un nombre incroyable de symptômes dans la région de la tête, comme :
– des douleurs et l’hypersensibilité aux dents,
– des douleurs et de congestion aux oreilles,
– de douleurs et de rougeur aux yeux,
– de problèmes d’étourdissement et d’équilibre,
– rendre la vision floue
– un engourdissement des lèvres,…

Elles sont souvent associées
– au syndrome algodysfonctionnel de l’articulation temporo-maxillaire (douleurs de chaque côté de la bouche en haut des joues)
– la mâchoire qui craque, claque ou grince
– une ouverture limitée de la mâchoire,…

Ces tensions sont très souvent la cause masquée et inattendue de nombreux maux de tête, quelque soit leur nom.

Je me souviens de cette personne qui venait pour trouver une solution à une brûlure très intense et des maux de tête insoutenables ressentis sur l’ensemble du côté gauche de son visage depuis plusieurs mois. Les imageries, les médecins, l’orl consultés ne trouvaient rien ; pour autant, cela ne résolvait pas ses douleurs, présentes au quotidien.

Après un entretien, il s’avère que ladite personne avait arrêté de fumer, sans patch, sans aucune médication, comme cela, du jour au lendemain.

En revanche, elle s’était mise à mastiquer vivement un bâton de réglisse, je vous le donne en mille Emile : sur le côté gauche. Les douleurs et la sensation de brûlure sont arrivées par la suite !

Là, j’ai compris, et en 30 mn, après un bon massage du haut du dos et du cou, cette personne a été libérée : la solution se trouvait dans ses muscles sous occipitaux !

La réflexologie

Cette technique va avoir toute son importance en préventif : en travaillant sur le stress et les tensions qui en découlent, la réflexologie va permettre à notre organisme de :

  • rétablir le cycle circadien, et donc trouver un meilleur sommeil,
  • limiter nos anxiétés
  • diminuer l’exacerbation de nos troubles émotionnels,
  • permettre le rétablissement d’un meilleur fonctionnement digestif

Le travail avec la personne souffrant de céphalée, migraineuse ou non, est important :
la personne est totalement active dans ce trouble.
Elle va pouvoir réguler d’elle-même :

  • les aliments
  • son mode de vie
  • son environnement
  • ses émotions….

qui pourraient être à l’origine de son mal grâce au journal de bord qu’elle établira au quotidien.

Ces deux techniques sont complémentaires !! Venez, testez, validez !!

En espérant avoir pu vous apporter un éclaircissement sur ces maux de tête, sans avoir pris la vôtre,

Prenez soin de vous !

Références :

http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/migraine

http://www.accrosante.com

http://www.migraine.fr

http://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/migraines