Apport de la réflexologie contre le stress auprès de sportifs assidus

Voilà plusieurs années que je m’intéresse à notre comportement tant physiologique que psychique face à des stimuli perçus comme « dangereux ».

Cette perception nous oblige à mettre en place un système de vigilance, impliquant une chimie bien particulière de notre corps.

Cette chimie mobilise notre organisme dans un comportement spécifique qui, à la longue, dégrade tout notre être.

Cette vigilance mise en place au quotidien répond à un besoin d’actions réflexes qui, du temps de nos arrières arrières aïeux, engendraient soit la fuite, soit le combat.

Actuellement, cette réponse est connue sous le nom de « stress ».

Hans Selye, endocrinologue, est un pionnier des études sur cet état.

Il a mis en évidence 3 phases, qui sont :

la phase d’alarme : elle correspond à la phase de choc,

la phase de résistance : si le stimulus stressant persiste, notre organisme se mobilise pour capitaliser d’autres ressources afin de trouver un nouvel équilibre ;

la phase d’épuisement : notre organisme est incapable de faire face plus longtemps à la situation car les dépenses énergétiques nécessaires sont trop importantes.

(pour en savoir plus sur le stress, je vous invite à lire mon article Comprendre, Reconnaître et Vaincre son stress !)

De par mon expérience de terrain, certaines des personnes stressées avaient trouvé comme solution la pratique d’un sport, de façon plus ou moins soutenue : « cela me fait prendre l’air », « je me lave la tête de tous mes problèmes » etc….

Cette réponse m’interpellait, parce que, bien que les débuts de la pratique du sport semblaient donner des résultats intéressants, il apparaît qu’à la longue le stress ne diminuait pas pour autant ( Pourquoi associer le sport à la réflexologie ?)

Par contre, la pratique d’un sport associée à la réflexologie semblait être la solution ! C’est pourquoi j’ai lancé cette étude empirique, que je vous partage au travers de cet article.

Cette étude a nécessité l’intervention en réflexologie plantaire après de 3 personnes volontaires.

Les conditions étaient les suivantes :

1- appartenir au groupe de personnes très stressées : utilisation de l’échelle de mesure du stress perçu : Perceived stress scale (PSS)

cette échelle adaptée de Cohen et Williamson consiste en un questionnaire de 10 items permettant de mesurer simplement et rapidement l’importance avec laquelle les situations de vie sont perçues comme menaçantes, c’est-à-dire non prévisibles et/ou incontrôlables et/ou pénibles.

Le score nécessaire pour participer à l’étude devait être supérieur à 27 : la personne a le sentiment très fort de subir continuellement la plupart des situations, et de ne pouvoir rien faire d’autre que de les subir.

2- pratiquer un sport au minimum 2 fois par semaine, avec un coach personnel et/ou en cours collectif

3- suivre 4 prestations en massage réflexe plantaire d’une heure, une tous les 7 jours – durée du programme : 1 mois.

Le programme prévu impliquait :

  • un échange en début de rencontre, afin que le massé explique les résultats observés au niveau de son quotidien

  • un questionnaire Echelle d’anxiété – état de Spielberger à compléter avant la pratique*

  • une pratique en massage réflexe plantaire sur les zones correspondant à l’axe de réponse au stress (toujours le même protocole)

  • un nouveau questionnaire Echelle d’anxiété-état de Spielberger à compléter après la pratique

*ce questionnaire évalue les sentiments d’appréhension, la tension, la nervosité et l’inquiétude que le sujet ressent au moment du rendez-vous.

Un score est obtenu à chaque fois, exprimant le niveau de stress ressenti.

Présentation des 3 personnes, avec leur accord :

Pour des raisons de confidentialité, je ne communiquerais pas les noms de celles-ci. Une lettre les identifiera.

A. Résultat obtenu au PSS : 34

Femme / 36 ans, 3 enfants

Chef d’entreprise : pas d’horaires de travail précis, par contre très large plage horaire

Pratique très régulièrement le RPM (entre autre)

Description du stress ressenti :

1er rendez-vous :

plusieurs réveils avec difficulté de ré-endormissement

agitation intellectuelle (mais pas de rumination)

très épuisée au réveil / bruxisme

alimentation : catastrophique (graisse, sucre) / brûlure d’estomac, ballonnement

grande difficulté à l’évacuation des selles

2e rendez-vous :

dégradation des ressentis : lorsque elle prend le temps de se poser, le résultat est très violent : bouffées d’angoisse – compulsions alimentaires

3e rendez-vous :

plus détendue / a instauré un nouveau fonctionnement à la maison

meilleure respiration, plus ample / insomnie inexistante

alimentation : toujours aussi désordonnée

4e et dernier rendez-vous :

constatation d’un manque de fer (sous médication) entraînant une fatigue latente

angoisse inexistante et compulsions alimentaires en nette diminution –

brûlure d’estomac, ballonnement presque totalement disparus –

une meilleure fréquence de l’évacuation des selles.

La moyenne pour une femme est de 47.

Au dessus de 61, la personne est très anxieuse et ceci interfère sur sa qualité de vie.

B. Résultat obtenu au PSS : 41

Femme / 27 ans / sans enfant – mariage imminent

Adjointe de direction/ horaires variables dans la journée, suivant planning

sport : 3 x 2 h de basket / appartient à une équipe départementale : championnat en vue –

pratique aussi plusieurs fois par semaine différents cours (rpm/strong boxe/pompe) afin d’améliorer ses conditions physiques et mentales au basket

description du stress ressenti :

1er rendez-vous

mange ses lèvres, la peau des doigts, se gratte toutes les irrégularités de la peau

très grande dormeuse suite à une hypothyroïdie : 9 h minimum

dérèglement de la prolactine

irrascible si le sommeil n’a pas été suffisant / se réveille toujours fatiguée

prise de poids conséquente/aucun soucis de digestion

souffre de constipation chronique / est sous magnésium continuellement

2e rendez-vous :

très bonne nuit, levé sans fatigue

très belle énergie pour le match ayant eu lieu pendant le week end

les 2 derniers jours avant la nouvelle entrevue : beaucoup de stress engendrant plusieurs réveils sur les 2 nuits

très belle amélioration de l’évacuation des selles

3e rendez-vous :

beaucoup plus sereine / dort moins longtemps, se lève sans fatigue

ne se ronge plus les doigts, un peu encore les lèvres,ne se gratte plus

Émission de selles : 1 x tous les 2 jours

4e et dernier rendez-vous

moral au top / bien reposée, sommeil moins long mais plus reposant (moyenne de 7.30 h par nuit) / digestion impeccable/ passage aux toilettes tous les jours

perte de poids d’environ 5 kg : mange moins parce que prend soin de ses repas, et mange à des heures régulières

très bon résultat sur la régulation de la prolactine !!

La moyenne pour une femme est de 47.

Au dessus de 61, la personne est très anxieuse et ceci interfère sur sa qualité de vie.

C. Score obtenu au PSS : 35

Homme / 39 ans / 3 enfants

chef d’entreprise : pas d’horaires

sport : 5 x RPM , 1 x badmington

Description du stress ressenti :

1er rendez-vous

se ronge les ongles, tient difficilement en place, se couche tard (besoin d’un temps de transition avant d’aller au lit), se lève tôt : ruminations

sommeil d’un seul tenant (moyenne 7.30 h) / se sent fatigué

difficulté dans l’attention

alimentation : pas d’excès mais peu de fruits et légumes / mange vite pour se calmer

aucun soucis d’évacuation des selles

2e rendez-vous

se sent coupable du bien être ressenti lors de la pratique

bien qu’il existe un gros décalage avant et après prestation : se sent apaisé, décontracté, + ouvert

se trouve une sensibilité moins accrue, éprouve plus de plaisir à réaliser les actions du quotidien / se couche un peu plus tôt

3 rendez-vous

se sent moins stressé qu’avant notre rencontre/ éprouve moins d’angoisses

toujours fatigué le soir, et a encore besoin de ce temps de récupération entre le travail et le couché même si le couché est moins tardif

4e et dernier rendez-vous

arrive à lâcher prise, ressent le besoin de réaliser les choses pour lui

2 nuits avec son vrai quota de sommeil / se lève sans fatigue / mange plus doucement

rumination en nette régression / attention plus soutenue : pratique la lecture

accepte son stress et essaie de le transformer en une expérience positive.

Chez les hommes, la moyenne est de 39.

Si le score dépasse 51, le niveau d’anxiété est très élevé, et ceci interfère sur la qualité de vie de la personne masculine.

Que nous apprend cette étude ?

Le stress est une expérience personnelle : l’interprétation de la situation doit apparaître comme stressante pour que nous provoquions une réponse ; notre stress n’est pas celui du voisin.

Plusieurs facteurs déterminent cet état :

  • la génétique

  • les expériences dans l’enfance

  • la personnalité

  • l’environnement

  • la nature

  • la santé.

Il est intéressant de constater que les 3 personnes, bien qu’ayant des histoires différentes, vivent une diminution du stress de façon constante, à une rapidité plus ou moins importante.

Le niveau de stress ressenti n’influe en aucun cas sur la rapidité de la personne à réguler :

B a débuté l’expérience avec un score de 64 alors que A démarrait avec un score de 43, et pourtant, à la fin de l’expérience, B obtenait un niveau de stress de 39, équivalent à A.

Au deuxième rendez-vous, il est intéressant de constater que le niveau de stress avant prestation pour A et B avait augmenté (on appelle cela en réflexologie l’effet rebond : régulation de l’organisme à de nouveaux stimuli) alors que pour C, c’est le niveau de stress après la pratique qui a subit une diminution de la régulation de l’organisme, expliqué par le sentiment de culpabilité vis-à-vis du praticien.

On peut en retenir que la solution n’est pas de vivre sans stress : totalement utopique, puisqu’il s’agit là d’un état naturel d’adaptation pour répondre à une situation perçue comme dangereuse.

La solution est de vivre le stress autrement : une situation n’est stressante que si elle est interprétée comme telle !

Comme nous l’indique ces résultats, il semblerait que certains éléments de réponse apparaissent :

1/ prendre du temps pour soi :

se poser aussi, en évitant tous stimuli pouvant exacerber nos sens, comme « le faire » plutôt que le « être ».

2/ apprendre à écouter son corps, afin de reconnaître les signes de réponse au stress 

la réflexologie en ce sens a tout son intérêt : cette pratique permet au cerveau de diminuer son taux de vigilance, d’entrer dans une semi-conscientisation (proche du sommeil) où les seuils d’alerte vont être abaissés.

L’analyse inconsciente alors réalisée sur la situation perçue comme stressante permet de prendre du recul par rapport à celle-ci, et d’ancrer de nouvelles réponses réflexes.

La plasticité du cerveau permet ceci, aucune situation n’est inéluctable.

3/ se reconnecter à son moi profond

Réaliser nos actes en pleine conscience, et non plus en réflexe (sans possibilité d’analyse).

Je vous invite à tester la réflexologie, si vous vous sentez en situation de stress, et même si vous pratiquez le sport : les 2 ne sont pas incompatibles !!

Venez, testez et vainquez !

Prenez soin de vous!

1 réaction sur “ Apport de la réflexologie contre le stress auprès de sportifs assidus ”

  1. Ping Stress aigu vs stress chronique : comment éviter de glisser dedans (même du pied droit...) - Coralie Réflexologie Carpentras

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